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Donald Trump candidat à la présidentielle 2024
Il a perdu la dernière élection, mais pas le sens des affaires. L'ex-président américain doit apporter d'ici lundi à la justice américaine la garantie qu'il sera capable de payer près d'un demi-milliard de dollars d'amendes - 454 millions de dollars très exactement - après sa condamnation le mois dernier pour une série de fraudes financières en lien avec son empire immobilier. Dans le cas contraire, le milliardaire américain risque une humiliante saisie de son patrimoine ou une déclaration de faillite.
De la Trump Tower à ses hôtels de luxe, en passant par sa gigantesque villa de Mar-a-Lago en Floride, Donald Trump a toujours exhibé sa richesse. Mais aujourd'hui, la Trump Organization est surendettée. Et l'ancien président risque donc la banqueroute. Pour éponger sa dette, l'ancien locataire de la Maison-Blanche peut néanmoins compter sur ses partisans. L'ex-président américain a fait de son nom une marque, et touche un pourcentage sur les ventes des produits dérivés à son effigie.
Le 17 février dernier, au lendemain de sa condamnation, Donald Trump avait par exemple dévoilé une paire de baskets en édition limitée, floqués du "T" de Trump sur le côté. Vendu au prix de 400 dollars, le modèle est déjà en rupture de stock. Après la diffusion en août 2023 de sa photo d'identité judiciaire, l'équipe de campagne du candidat républicain avait utilisé son "mugshot" pour vendre des produits dérivés (T-shirt, tasse à café, étui pour cannette ou autocollant), collectant 7,1 millions de dollars de dons.
À Boones Mill, dans l'Etat de Virginie, où s'est rendue une équipe de reportage de TF1, l'ancienne église abrite désormais un magasin où sont vendus des produits à l'effigie du candidat républicain. Comptez 25 dollars pour la casquette, 15 dollars pour le mug ou encore 30 dollars pour la figurine. "On a déjà donné 5.000 dollars pour la campagne. Donc, oui ! On est prêts à aller loin financièrement pour lui", explique un client dans la vidéo en tête de cet article.
Dieu nous dit : "Sois généreux et [on] te le rendra". Trump est déjà connu. Mais on l'aide !Paula Jordan, responsable du Trump Store à Boones Mill
Dans les rayons, tous les produits sont étiquetés "made in China". Mais qu'importe ! Car ici, l'essentiel, c'est d'abord d'afficher sa couleur politique. "Si mon entourage me voit porter cette casquette, ils peuvent se dire : 'Okay, Trump n'est peut-être pas si mal !'", soutient un client, dans la vidéo. Le chiffre d'affaires d'une bonne journée se situe autour de 2000 dollars. Ponctuellement, la gérante reverse une partie du chiffre d'affaires sous forme de dons pour la campagne du candidat.
"Dieu nous dit : 'Sois généreux et [on] te le rendra'. Trump est déjà connu. Mais on l'aide, car c'est important pour moi", explique Paula Jordan, la responsable du Trump Store. Une source de revenus non négligeable, mais qui est loin d'être suffisante pour couvrir ses frais de justice. "Je pense que les ventes de ses produits dérivés couvrent à peine ses pertes sur ses hôtels et ses terrains de golf", souligne David A. Super, professeur de droit à l'Université de Georgetown à Washington, au micro de TF1.
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L'ancien président des États-Unis devrait cependant éviter la banqueroute grâce à sa société de médias. La Trump Media and Technology Group (TMTG), a obtenu le feu vert pour son entrée à la Bourse de New York. Elle serait valorisée plus de 3 milliards de dollars au cours actuel de l'action. De quoi apporter une bouffée d'oxygène à Donald Trump dans quelques mois. Rien n'empêchera alors au milliardaire de proposer ses titres en garantie à la justice, ou d'obtenir un prêt basé sur leur valeur, s'il parvient à retarder l'échéance jusque-là.
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